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Ces dernières décennies, le secteur de la construction assiste à un développement de méthodes innovantes telles que la pose collée d’un revêtement en pierre naturelle sur l’isolation de la façade. Toutefois, pour garantir une durabilité de la pierre et écarter tout risque de décollement, il faut prendre certaines précautions.

Rappelons que la pierre naturelle est un matériau opaque qui absorbe la chaleur, et ce d’autant plus s’il est de teinte foncée. Des exigences sont dès lors posées au facteur d’absorption de l’énergie solaire αe et à l’indice de clarté IC.

La valeur du facteur αe est comprise entre 0 et 1 et dépend notamment de la teinte. Ainsi, la plupart des pierres claires (ou ‘blanches’) ont un facteur compris entre 0,35 et 0,48, et les pierres bleues un facteur entre 0,65 et 0,9. Concernant ces dernières, la finition et les traitements de surface (hydrofugation, par exemple) jouent également un rôle important. Par conséquent, il s’avère nécessaire de choisir une finition dite ‘brute de sciage’ ou une finition ‘écurée’ ou d’opter pour un sciage brossé ou meulé avec un grain compris entre P14 et P40 pour le meulé gris et de maximum P60 pour le meulé bleu/écuré.

En outre, les surfaces des matériaux généralement denses et opaques ont un facteur d’absorption et une chaleur massique élevés, ce qui favorise le réchauffement urbain (îlots de chaleur). Pour éviter l’accumulation de chaleur durant l’été, certaines villes recommandent dès lors l’utilisation de matériaux légers ayant un indice de réflexion solaire (SRI, pour Solar Reflectance Index) supérieur à 30 %, et des matériaux de teinte claire.

 

Exigences en Belgique et dans les pays limitrophes

En Belgique, un article publié cette année par le CSTC (voir Les Dossiers du CSTC 2020/2.7) aborde les limites d’application des ETICS avec revêtements durs. Une autre de nos publications (voir Les Dossiers du CSTC 2015/4.9) est consacrée aux choix de la teinte d’une pierre naturelle – selon l’exposition à l’ensoleillement et son épaisseur – permettant de ne pas atteindre une température de plus de 70 °C à l’interface entre le parachèvement et l’isolant.

 

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Source de la photo d'introduction utilisée à titre d’illustration : pixabay.com (CC0 Public Domain - Libre pour usage commercial - Pas d'attribution requise). Son utilisation n'engage en rien l'auteur sur un soutien ou un entérinement éventuel du contenu de l'article.