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Performance énergétique du bâtiment

Le suivi des consommations énergétiques

Afin de maîtriser ses consommations, et pouvoir ensuite les diminuer, il est indispensable de connaître la quantité d'énergie que l'on consomme, mais aussi les activités ou appareils qui sont les plus gros consommateurs d'énergie.

Le suivi de nos consommations permet de :

  • Suivre leur évolution mensuelle et annuelle,
  • Détecter les dérives et anomalies de consommation,
  • Diminuer les consommations et rejets de CO2,
  • Mesurer les effets de projets URE,
  • Comparer les consommations par rapport à d'autres bâtiments similaires.


Relever des compteurs et/ou des factures (mazout, gaz, bois de chauffage, électricité, eau

Plus ces relevés seront effectués fréquemment plus les données récoltées seront précises et permettront une analyse détaillée et un repérage rapide de toute anomalie (ex : appareil électroménager défectueux, lampe laissée allumée dans le grenier). Un relevé trimestriel, par exemple en début de chaque saison, est une possibilité intéressante, l'idéal étant d'effectuer un relevé mensuel.

Le kWh : l'unité commune d'énergie

  • 1 calorie = 4,1855 joules.
  • Le watt est l'unité de puissance du système international, on a alors :
  • 1 W = 1 J/s et
  • 1 kWh = 3 600 000 J (= 3 600 000 W.s).

Physiquement, 1 kWh c'est la consommation d'une lampe de 100 W durant 10 heures ! Le kWh (Kilo-Watt-heure) s'est imposé, avec le temps, comme l'unité commune d'énergie.

Pour comparer des m³ de gaz, des litres de mazout ou des kg de charbon ou de pellets, il est utile de les convertir en kWh. "Convertir" = multiplier la consommation en unités physiques par le facteur de conversion (correspondant au pouvoir calorifique inférieur du combustible considéré), Voici des valeurs moyennes indicatives (elles varient très légèrement en permanence).

Formule : Consommation en unité lue x fact. conversion = consommation en kWh

Exemple :

source: Energie+ disponible sur http://energie.wallonie.be

1250 kg de pellets x 4,8 kWh/kg = 6000 kWh
Si on veut comparer cela à une quantité équivalente de litre de mazout, on divise les kWh par le facteur de conversion : 6000 / 9,95 = 603 litres de mazout de chauffage.


 
A retenir en première approximation :

1 m³ de gaz = 1 litre de mazout = 2 kg de pellets de bois = 10 kWh.

Voici un super lien pour effectuer vos conversions d'unités!



Mesure des consommations électriques des appareils électroménagers


Afin de réaliser des économies d'électricité, il faut savoir mesurer ses consommations et déterminer les appareils les plus énergivores. Il existe des appareils permettant, en toute simplicité, de faire le suivi précis des consommations électriques appareil par appareil, ou plutôt prise par prise.
Commercialisés sous différentes appellations (wattmètre, énergiemètre, wattheurmètre, etc.), ces appareils présentent les fonctionnalités suivantes : mesure du courant (A), de la tension (V), de la puissance instantanée (W), de la consommation en (kwh), durée de la mesure. Suivant les modèles d'appareil, vous pourrez également obtenir des mesure de la fréquence ( Hz ), de la puissance réelle et du Cos Phi moyen, de la puissance maxi et mini sur la période de mesure.

Des mesures effectuées par nos soins sur 24 heures ont fournit les consommations électriques suivantes :

  •  Congélateur Classe A : 0,58 kWh/jour (0,12 €/jour)
  •  Frigo de 15 ans d'âges : 1.77 kWh/jour (0,37 €/jour)
  •  Ecran PC plat 19'' : 0,62 kWh/24h (0,13 €/24h)
  •  Ecran PC cathodique 17'' : 1,49 kWh/24h (0,31 €/24h)
  •  Machine à laver éteinte mais branchée: 0,22 kWh/jour (0,05 €/jour)

NB: pour un coût de 0,21 €/kWh électrique en décembre 2009

Ces mesures nous montrent que les appareils récents consomment moins que les anciens (frigos, écrans d'ordinateurs). Il ressort également que, même totalement éteint, beaucoup d'appareils électriques (TV, ordinateurs, chaîne hifi,...) consomment toujours de l'électricité. Pour éviter ces gaspillages inutiles, une solution est de retirer la prise après utilisation. Un autre moyen plus facile est de brancher un ensemble d'appareils électriques sur un bloc multi-prises muni d'un interrupteur. Il suffit alors d'éteindre l'interrupteur pour stopper les consommations « stand-by » des différents appareils.

En effectuant cette série de mesure, une lampe de bureau à tube fluocompact s'est avérée consommer bien plus qu'annoncé sur l'emballage. En effet, la lampe est vendue en vantant ses qualités d'économies d'énergie, ne consommant que 11 Watts. Le test avec le wattmètre a révélé que la consommation réelle de la lampe et de 40 Watts ! Cette consommation provient très certainement du transformateur de la lampe. En effet, les petits transfos de nos appareils électriques présentent des rendements très mauvais. Il en résulte un échauffement du transfo et une consommation d'énergie non utilisable par l'appareil.

Pour conclure cet article, nous vous invitons à faire de même chez vous, à mesurer les consommations de vos appareils électriques. Cela vous permettra de vous rendre compte par vous-même des appareils qui, chez vous, consomment beaucoup d'électricité. L'utilisation de tels appareils devrait donc être réduite. Il est même parfois bon de remplacer un appareil ancien et grand consommateur par un appareil de dernière génération économe en énergie.

Les économies d'énergie, il suffit d'y penser ! Y penser, c'est y gagner : pour soi-même, pour tous et pour l'environnement. Alors pensons-y !

Critères à respecter pour obtenir le label "Maison Passive"

Les critères pour le LOGEMENT


Vous trouverez, ci-après, les critères exigés pour obtenir le label 'Maison Passive'.

En Belgique, les critères pour obtenir le certificat "bâtiment passif" d’un logement (maison unifamiliale ou appartement) sont les suivants :

 

 

Lire la suite : Critères à respecter pour obtenir le label "Maison Passive"

Construire en apprenant, Apprendre en construisant

Logo confluence constructionAfin de former aux nouvelles exigences en matière de Performance Enérgétique des Bâtiments - PEB, le Forem a mis en place des chantiers vivants à Frameries : trois maisons didactiques permettant d'aborder les nouvelles techniques.

Lire la suite : Construire en apprenant, Apprendre en construisant

Prescrire correctement pour une post-isolation

PRESCIRE CORRECTEMENT POUR UNE POST-ISOLATION DE QUALITE

LA POST-ISOLATION DANS LA RENOVATION EST UNE QUESTION DE POSE ET DE PRESCRIPTION

Cet article traite d'un certain nombre de techniques importantes pour la post-isolation de l'intérieur des toits inclinés. Nous commentons successivement les avantages et les inconvénients, les divers matériaux à appliquer, les techniques de placement et quelques questions prioritaires. Le choix entre les diverses techniques d'isolation se fera en fonction de considérations budgétaires et écologiques. Le fait que l'isolation doit être intégrée dans un projet de nouvelle construction, de rénovation ou de restauration constituera aussi un important facteur de choix.

Peter De Puysseleyr

post-isolation

Description

Il existe différentes manières pour  isoler un toit incliné. L'une des manières les plus fréquentes est d'isoler par l'intérieur. Ceci peut se faire, par exemple, par l'utilisation de plaques de laine minérale ou des rouleaux qui sont placés entre les chevrons ou les parties en bois du toit. Une bonne exécution d'un tel système exige aussi le placement d'un écran d'air/pare-vapeur supplémentaire, afin d'éviter la condensation de l'humidité du logement dans l'isolation ou l'apparition de pertes de chaleur. Un bon placement est donc primordial, une prescription correcte est donc très certainement d'une importance capitale.

Forces et faiblesses

Forces de la post-isolation

La technique de post-isolation permet d'appliquer une isolation dans une structure de toit incliné existante avec souplesse, ce qui est très pratique dans le cas de rénovations de toiture. Les formes de toit complexes qui ne peuvent pas être exécutées avec d'autres techniques d'isolation (comme avec des éléments autoportants ou les toits sarking), peuvent bel et bien être isolées avec une post-isolation. On peut aussi isoler uniquement quelques pièces sous un toit incliné, ou travailler en différentes phases, par exemple pour des raisons budgétaires.

Faiblesses
de la post-isolation

Lors de l'exécution de la post- isolation, l'exécutant doit toujours bien veiller à ce que toutes les jonctions entre les matériaux d'isolation et la structure portante  soient ajustées au mieux. L'application correcte d'un pare-vapeur parfaitement ajusté peut poser problème dans certaines exécutions compliquées de fermes. Certains systèmes de post-isolation, comme la mousse d'isolation injectée, comporte certains ris­ques d'exécution et doivent dès lors être exécutés de préférence par des entreprises spécialisées qui peuvent se targuer d'une longue expérience. Le bois présent crée des ponts thermiques dans cette méthode d'isolation. Ceci provient de sa valeur d'isolation plus faible que celle du matériau utilisé, d'une part, mais aussi de l'interruption sans cesse récur­rente dans l'isolation, renforcée par un éventuel placement peu soigné.

Remplacer la sous-toiture

La sous-toiture ne se remplace pas aisément. Pour cela, il faut toujours retirer au préalable les tuiles et les liteaux (ou une partie d'entre eux). Dans d'autres techniques d'isolation, comme le toit sarking, le renouvellement de la sous-toiture constitue une étape complémentaire logique lors de la pose de la couche ajustée du matériau isolant. Dans la post-isolation, on ne procédera pas si vite, ce qui peut conduire chez des exécutants mal intentionnés à la dissimulation des sous-toitures qui ne remplissent plus leur rôle constructif de façon correcte. Dans un second article, nous approfondirons le renouvellement des sous-toitures et la technique du toit sarking.

conditions

Pour la post-isolation de toits inclinés, il est important, certainement dans le cas d'une rénovation de toit, de respecter certaines conditions avant de commencer les travaux d'isolation proprement dits.

Perméabilité à la vapeur
de la sous-toiture

La sous-toiture doit être perméable à la vapeur et de préférence aussi capillaire. Les plaques de fibre-ciment ou un lambris en bois conviennent comme sous-toiture mais les matériaux bitumineux freinent trop la vapeur et mieux vaut ne pas les prescrire. Dans ce cas, le remplacement de la sous-toiture est préconisé, à moins de savoir assurer l'étanchéité à la vapeur extrêmement minutieuse (pare-vapeur /écran d'air) du côté intérieur.

Traitement du bois curatif

La charpente existante doit naturellement être en bon état pour appliquer les matériaux d'isolation. Un traitement curatif du bois peut être préconisé. Songez qu'après l'application de la post-isolation entre la structure du toit, cette structure du toit ne sera plus accessible pour le traitement des boiseries.

Materiaux

Matériaux en laine minérale

Pour la post-isolation des toits inclinés, les matériaux les plus connus et les plus utilisés sont les matériaux en laine minérale, liés par imprégnation avec des résines polymérisées, conformément à NBN EN 13162, la laine de roche et la laine de verre. Ces matériaux peuvent aussi être livrés sous une forme rigide ou semi-rigide, éventuellement dans une forme de plaque autodéroulante.

Plaques synthétiques

Par ailleurs, il existe des plaques synthétiques, à base de polystyrène expansé (EPS) ou extrudé (XPS), de polyuréthane (PUR) et de polyiso-cyanurate (PIR).

La post-isolation des toits inclinés est plus aisée avec la laine minérale qu'avec les plaques synthétiques rigides, parce que la laine minérale est plus souple et ainsi plus facile à placer sans joints ouverts.

Matériaux isolants  grossissants

L'isolation grossissante comme l'isolation en plumes, la laine de mouton, les plaques de lin, la plaque de liège expansé, etc., sont des alternatives appropriées, moyennant un placement correct.

La laine de mouton a la propriété d'absorber la vapeur d'eau avec une humidité de l'air relative élevée (HR) jusqu'à environ 35% du poids spécifique (avec les consé­quences sur le pouvoir isolant) pour la restituer ensuite à l'environnement (régulation de l'humidité) avec une faible HR.

Mousse isolante injectée

Dans ce système, l'application hot spray in situ de mousse rigide de polyuréthane (PUR), la mousse PUR est injectée contre la sous-toiture et ce, tant dans la nouvelle construction que dans la rénovation. La mousse PUR injectée accroche au moyen d'un pouvoir adhésif sur le substrat. L'épaisseur PUR totale désirée est atteinte par une injection en couches d'une épaisseur qui varie entre 1,2  et 1,8 cm. Cette technique offre des avantages dans les rénovations et les restaurations, parce qu'on peut tout simplement injecter la mousse PUR entre les chevrons existants ou la charpente, ce qui résulte en un gain de temps considérable par rapport à d'autres techniques d'isolation. Le PUR injecté est un matériau imperméable à la vapeur.

Matériaux isolants insufflés

Insuffler des flocons de cellulose ou de papier est une technique alternative. Dans cette technique, les flocons de cellulose ou de papier sont insufflés entre les chevrons et une couche de finition. Ici, une coupe exacte est inhérente, ce qui est un gros avantage par rapport aux toits 'plats' ou couvertures.

Lattis supplementaire

Dans le cas d'un toit à pannes sans chevrons ou d'un toit à fermes, on applique d'abord des lattes en bois, de biais entre les pannes jusque contre la sous-toiture. La hauteur des lattes correspond à l'épaisseur de l'isolation. S'il s'agit d'un toit à pannes, pour lequel les chevrons sont placés au-dessus des pannes, les ouvertures entre les champs entre les chevrons sont remplies jusque contre la sous-toiture.

Si les chevrons existants sont moins hauts que l'épaisseur d'isolation désirée, ce qui sera souvent le cas, on peut visser un 'épaississement' par-dessus, et isoler plus épais.

Questions prioritaires

Vide de conduites

Si des câbles doivent être passés derrière une finition murale, on visse des lattes sur les chevrons, les fermes ou les pannes après le placement du pare-vapeur. Ceci crée un vide de conduites (couche d'air) et le pare-vapeur n'est pas transpercé par les conduites. En présence malgré tout de perforations inévitables, celles-ci doivent être exécutées étanches à l'air avec les manchettes d'étanchéité à l'air spéciales.

Vide résiduel

Ne laissez pas de vide résiduel entre l'isolation et la sous-toiture. On peut en effet obtenir une ventilation indésirable entre la sous-toiture et l'isolation avec comme conséquence une condensation dans le bas de la sous-toiture. Pour éviter cela, le toit incliné doit être rempli autant que possible.

Jonctions du pare-vapeur

Le pare-vapeur doit être ajusté sur les fenêtres (de toit) et les extrémités de façade. Les chevauchements des bandes frein vapeur doivent être protégés. La jonction du frein vapeur sur l'extrémité de façade doit aussi être réalisée étanche à l'air. Il existe deux cas. Soit l'extrémité de façade est un mur de maçonnerie pas encore plâtré. Dans ce cas, on colle une bande de jonction spéciale avec sa bande adhésive sur l'extrémité du frein vapeur. L'autre côté de cette bande de jonction spéciale a une armature qui permet de plâtrer. Soit l'extrémité de façade est déjà plâtrée (ou c'est un matériau en plaque réalisé étanche à l'air). Dans ce cas, le frein vapeur est ajusté au plâtrage par un mastic d'étanchéité à l'air spécial. q

Après le chèque-repas, l'éco-chèque !

Dès cette année, l'employeur pourra octroyer à chaque salarié des éco-chèques pour un montant maximal de 125 euros, destinés à l'achat de produits et de services écologiques. En 2010, ce montant passera à 250 euros par employé. Les chèques constituent un avantage social et sont donc exempts de cotisations sociales.

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